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Sans épargne, on ne
peut pas investir !
- Sans
investissement, il n'y a pas de développement ;
- Et sans
développement, il n'y a pas de progrès économique et social.
Peut-on parler de
l'épargne sans parler de la CNEP ?
Certainement que non
!
Mais beaucoup de
personnes se posent la question de savoir ce qui a changé à la
CNEP depuis qu'elle est devenue une banque.
Quelles sont les
conséquences de la transformation de la CNEP en banque ?
- La nécessité de
plus de rigueur dans sa gestion ;
- Des statuts de SPA
qui la délivre de toute tutelle avec tout ce que cela
impliquait ;
- Un contrôle, en
sus de celui toujours opérant de la Cour des comptes et de l'IGF,
par la Banque d'Algérie, la Commission Bancaire et deux
commissaires aux comptes ;
- Une sujétion aux
règles prudentielles, la CNEP-Banque occupant une place trop
importante pour "la laisser tourner en roue libre" ;
- Un accès au
refinancement de la Banque d'Algérie ;
- Et un pouvoir de
création monétaire accroissant ses possibilités de crédit.
Peut-on se
permettre de faire une digression pour mieux comprendre
l'importance de l'épargne dans la vie d'une nation ?
Je crois que ce
serait utile pour trois raison au moins. En effet,
1.
L'investissement par l'épargne n'a pas d'effet inflationniste.
2.
L'épargne nationale doit être utilisée avant de recourir à
l'emprunt extérieur.
3.
En recourant à l'endettement extérieur avant l'utilisation de
l'épargne nationale, on renvoi à un problème national que
chacun connaît.
Tout ceci m'amène à
parler de la CNEP-Banque qui est un instrument national
privilégié de collecte de l'épargne et de son investissement
judicieux.
Auparavant, il y a
lieu de préciser que ce thème sera contenu dans le cadre
institutionnel existant aujourd'hui en Algérie ; il exclue donc
toute référence à des modèles étrangers disposant
d'instruments plus nombreux et diversifiés de la collecte de
l'épargne et de son investissement.
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La transformation de
la caisse en banque
a métamorphosé la
CNEP.
1
- Au plan institutionnel
- En tant que
caisse,
- Elle était régie
par une loi spécifique et placée sous la tutelle du ministère
des finances ;
- Son champ d'action
était limité et son autonomie réduite ;
- Son développement
ne pouvait pas être envisagé hors du pouvoir de
l'administration et sans l'accord de celle-ci.
- En tant que
banque,
- Elle est régie par
le code de commerce entant que SPA ;
- Elle est sous le
contrôle de la Banque d'Algérie et de la commission bancaire ;
- Sa politique de
développement est du ressort de son conseil d'administration.
La mise en oeuvre de
cette politique est du ressort du gestionnaire.
2
- Au niveau du système bancaire
Les avantages les
plus importants acquis par la transformation de la caisse en
banque sont multiples :
Elle
a acquis un pouvoir de création monétaire
- En tant que
caisse, elle ne peut désormais faire de crédit qu'a
concurrence de ses ressources ;
-En tant que
banque, elle peut désormais faire plus de crédit que ses
seuls dépôts l'autorisaient.
- En effet, l'adage
"Les crédits font les dépôts" s'applique bien à la
CNEP-Banque désormais, ce qui accroît considérablement ses
possibilités de crédit.
Elle
peut délivrer des chéquiers aux clients et leur ouvrir des
comptes à vue.
- Elle peut donc
ouvrir des comptes courants aux entreprises ;
- Elle peut aussi
ouvrir des comptes chèques aux particuliers et aux
associations.
Elle
a accès au refinancement de la Banque d'Algérie
- Elle peut
régénérer sa trésorerie à travers le refinancement des
crédits qu'elle a consentis ;
- Elle peut donc
développer ses capacités de financement, tout en se
sécurisant (liquidité).
3
- En matière de politique monétaire
- Intégration du
bilan de la banque dans les statistiques monétaires de la
Banque d'Algérie ;
- Intégration de la
banque dans le système de contrôle de la Banque d'Algérie,
auquel elle est soumise ;
- Intégration de la
banque dans le mécanisme de garantie des dépôts mis en place
par la Banque d'Algérie.
4
- Au plan instruments de gestion
Sur la base de son
programme d'action quinquennal mis au point en septembre 2000,
la CNEP-Banque a développé de nouveaux instruments de gestion
:
De pilotage de la
banque
- Les rapports
mensuels d'activité fondés sur des programmes d'actions ;
- Les réunions
mensuelles du comité exécutif élargi aux directeurs
d'agence ;
- Le
développement des instruments de gestion des ressources
humaines ;
- Le suivi des
résultats des agences qui doivent toutes êtres
bénéficiaires. Nous n'admettons pas d'agences déficitaires.
Tableau
de bord : les bilans et comptes de résultats par agence
La CNEP-Banque
dispose des moyens d'informations nécessaires à la conduite
des agences par leurs managers, avec l'élaboration mensuelle
d'un bilan et d'un compte de résultat qui constitue leur
tableau de bord.
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